En France, depuis janvier 2023, plus aucun Français ni aucun résident étranger ne peut recevoir de test ADN à des fins de généalogie de 23andMe, FamilyTree DNA et MyHeritage. Les tests ADN à des fins de généalogie sont livrés dans toute l’Union européenne sauf en France. Or, la loi française n’a pas changé depuis 1994. Alors, pourquoi ce revirement des laboratoires de généalogie génétique ? Explications.
Retour historique sur les tests ADN
Le déchiffrage quasi complet de l’ADN a été achevé en 1994 (finalisé en 2003). Six ans plus tard, les premiers laboratoires de généalogie génétique proposaient des tests ADN DTC, « Direct To Consumer » (« Directement Au Consommateur »).
En 2000, le généticien anglais Bryan Sykes crée en Angleterre la société Oxford Ancestry. La société a cessé son activité en 2020, à la mort de son fondateur. La même année, en 2000, la société américaine FamilyTree DNA lança aussi son offre pour les généalogistes. L’analyse génétique était effectuée par les laboratoires de l’université d’Arizona.
FamilyTree DNA mène une politique de partenariat scientifique avec des universités, comme les autres laboratoires de généalogie. Au cours des années suivantes, de nombreuses entreprises à l’international seront créées… et disparaitront.
Aujourd’hui, après plus de 20 ans d’existence des tests ADN à des fins de généalogie, les quatre principaux laboratoires internationaux pérennes et incontournables pour les généalogistes sont les sociétés 23andMe, AncestryDNA, FamilyTree DNA et MyHeritage.
Les tests ADN en France
L’article 16-10 du code civil français encadre la réalisation des tests ADN en France. Or, cet article a été rédigé en… 1994, soit six ans avant la création du premier test ADN à des fins de généalogie !
Ledit article n’évoque que l’utilisation des tests ADN connus à l’époque, tests ADN : à des fins médicales, judiciaires ou scientifiques.
Pour faire un test génétique médical, la loi française impose de passer par un médecin.
Seul un juge peut autoriser un test de paternité.
Les scientifiques doivent nous demander l’autorisation (pour votre ADN ou mon ADN) en faisant remplir un formulaire de consentement éclairé sur l’utilisation des données et pour quel type de recherche scientifique. Si les scientifiques veulent faire une nouvelle étude, ils doivent nous demander une nouvelle autorisation. De plus, ils doivent demander la validation de la CNIL.
La seule et unique propriétaire de mes données génétiques, c’est moi !
Le seul et unique propriétaire de vos données génétiques, c’est vous !
Vos données génétiques n’appartiennent ni aux chercheurs scientifiques français, ni aux médecins français, ni à l’État français, ni au laboratoire de généalogie génétique de quelque pays ou quelque autre institution quels qu’ils soient.
Le seul et unique propriétaire de vos données génétiques, c’est vous !
Vous seuls pouvez donner ou refuser le prélèvement et l’étude de votre ADN.
Seule exception : la police. Aujourd’hui, l’ADN de 7 millions d’individus est fiché par la police, soit 5 % de la population française, dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) . La France a été condamnée par la cour Européenne des droits de l’homme pour des abus sur le fichage génétique, sur la durée de conservation, jusqu’à 40 ans, et la gravité des faits. Des manifestants non violents ont refusé, à juste titre, que leur ADN soit prélevé et ont gagné le procès en justice. Je vous renvoie à la chronique de Maître Alexis Baudelin sur le sujet du FNAEG et des abus en la matière.
Pour rappel, on estime à 1,5 millions de Français ayant réalisé un tests ADN à des fins de généalogie, soit 4,5 fois moins d’individus que ceux présents dans le FNAEG.
Et les tests ADN à des fins de généalogie ?
A contrario, toutes les autres procédures et utilisations des test ADN non citées dans l’article 16-10 sont interdites et susceptibles d’être punies d’une amende de 3 750 euros.
Si vous faites un test de paternité directement, sans passer par un juge, vous risquez la contravention et l’amende de 3 750 euros.
Si vous faites un test génétique médical pour connaître vos prédispositions génétique au cancer du sein (par exemple) sans avoir obtenu l’autorisation préalable d’un médecin, vous risquez la contravention et l’amende de 3 750 euros.
Et si vous faites un test ADN quel qu’il soit non cité dans le texte de loi rédigé en 1994, vous risquez une contravention et une amende de 3 750 euros.
En 1994, le législateur français n’a pas imaginé que d’autres types de tests ADN seraient créés par la suite, que les prix d’analyse chuteraient rendant la technologie accessible directement pour tout citoyen.
Le législateur français n’a pas voulu interdire les tests ADN à des fins de généalogie !
Le législateur français a juste prévu l’encadrement des tests ADN existants à l’époque pour les utilisations connues à l’époque !
Le législateur français ne pouvait pas évoquer des tests ADN inconnus en 1994. Il n’avait pas de boule de cristal pour imaginer la création, six ans plus tard, des tests ADN à des fins de généalogie pour le grand public.
Livraison de tests ADN en France
De nombreux tests ADN de toutes sortes sont livrés en France : tests ADN de paternité, tests génétiques médicaux et… tests ADN à des fins de généalogie, et ce depuis plus de vingt ans.
De nombreux tests continuent d’être livrés en France : tests ADN de paternité et tests génétiques médicaux, mais plus les tests ADN à des fins de généalogie depuis janvier 2023. Pourquoi ?
AncestryDNA est le seul laboratoire de généalogie génétique à n’avoir jamais livré de tests ADN. Tous les autres laboratoires de généalogie génétique dans le monde ont toujours livré les tests ADN en France, comme ils le font dans tous les autres pays du monde.
En fait, pendant 20 ans, personne n’en parlait, il n’y avait pas d’articles dans la presse, jusqu’en 2018…
L’arrivée de MyHeritage sur le marché français
A partir de 2018, MyHeritage a lancé des campagnes de publicité massives sur Facebook, via des influenceurs sur tous les réseaux sociaux, et a même fait diffuser une publicité à la télévision française !
Et oui, la télévision française a diffusé une publicité pour un produit théoriquement interdit à la vente en France.
Pourquoi ? Tout simplement parce que aucun Français, pour la majorité, n’imaginait que cela était interdit !
Quoi de plus naturel et normal que de faire tester son ADN si on le souhaite… A l’époque, les services de vérification des publicités n’ont donc pas bloqué ladite publicité.
Après cette campagne massive de publicité, et l’arrivée du kit ADN comme cadeau de noël dans une grande partie des foyers français, les journalistes se sont intéressés à la pratique des tests ADN, et les politiques, plus modéremment, à la suite.
La société française Geneanet tentait de contrecarrer ses concurrents étrangers en proposant un service gratuit de comparaison des données génétiques. Geneanet ne vendait pas de test ADN, ce qui interdit, mais proposait juste un service, ce qui est autorisé par la loi.
Et l’amende ?
Aucun généalogiste n’a jamais reçu d’amende.
Aucune personne ayant fait un test de paternité sans passer par un juge n’a reçu d’amende.
Ah, pardon, si, j’en ai retrouvé un, cas évoqué dans la presse. Le monsieur avait un doute sur sa paternité. Il a donc commandé un test génétique directement à l’étranger. Il a ensuite fait une demande devant un juge, en lui disant qu’il avait déjà la réponse puisqu’il avait déjà fait le test ADN ! Le juge n’a pas apprécié. Amende de 3 750 euros infligée.
Geneanet, en proposant un service de comparaison de profils génétiques, n’enfreignait aucune loi et n’a donc pas reçu d’amende.
Ce qui est interdit, c’est de vendre et réaliser un test ADN dans les conditions autres que celles prévues par l’articles 16-10 du code civil sur le territoire français.
2020, nous demandons l’encadrement des tests ADN à des fins de généalogie
En 2020, l’occasion s’est présentée de mettre à jour l’article 16-10 du code civil, le fameux texte en vigueur depuis 1994 encadrant les tests ADN. La Fédération Française de généalogie, les sociétés Filae et Geneanet et moi-même pour l’association DNA PASS avons donc été reçus par les commissions de bioéthique, au parlement et au Sénat, afin d’expliquer pourquoi l’encadrement était nécessaire pour les dix millions de généalogistes amateurs en France.
Et oui, dix millions environ de généalogistes amateurs en France sont potentiellement concernés par l’encadrement des tests ADN à des fins de généalogie.
Et nous nous sommes heurtés à de nombreux écueils, que je nommerai « Effet Gattaca » du film « Bienvenue à Gattaca » sorti en 1997, ou des conséquences de la peur et de l’ignorance de la génétique en France en 2020.
Parmi les écueils liés à l’ignorance de la génétique en France, car nous sommes immensément en retard comme nous tous avons pu le constater lors de la pandémie du Covid-19, l’amalgame entre tests ADN à des fins médicales et tests ADN à des fins généalogiques, l’ignorance des lois françaises protégeant les données génétiques et restreignant l’utilisation des données, le risque que les nés sous X et issus d’un don de gamète (soit 0,0022 % des naissances en France) identifient leurs parents biologiques et alors que ce maintien de l’anonymat contrevient aux Traités internationaux sur le droit aux origines (la France a aussi été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’homme)…
Les deux commissions du Parlement et du Sénat nous ont auditionné, mais pas que nous, les représentants de la généalogie, ils ont aussi auditionné d’autres interlocuteurs, dont des opposants à l’encadrement des tests ADN à des fins de généalogie…
Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et futur président du conseil scientifique Covid-19 auprès du Président de la République durant le confinement a émis un avis positif à l’encadrement des tests ADN à des fins de généalogie.
Ces deux commissions du Parlement et du Sénat sont composées de députés et sénateurs de tous bords politiques.
Et suite à toutes ces auditions des pour et contre, ces deux commissions ont émis un avis positif pour l’encadrement des tests ADN à des fins de généalogie.
Olivier Henno, rapporteur de la commission de bioéthique en expliquait les raisons sous ces termes : « Le débat n’est pas de savoir s’il faut qu’ils existent ou si l’on doit favoriser leur existence : ils existent. […] L’interdiction des tests génétiques en accès libre sur Internet est totalement virtuelle. Voilà la réalité. […] Plus d’un million de Français ont fait appel à ces tests génétiques à visée généalogique ; entre 100 000 et 150 000 encore l’année dernière. Face à l’impossibilité d’interdire, qu’a confirmée le procureur général près la Cour de cassation et à laquelle il a apporté une réponse pragmatique en posant les bases d’un encadrement strict des examens génétiques à visée généalogique, le choix de la commission spéciale a été d’essayer d’encadrer au lieu d’interdire. »
Loi de bioéthique 2021
Contre l’avis des deux commissions de bioéthique, la majorité des députés et sénateurs ont voté pour le maintien de l’article 16-10 du code civil datant de 1994 sans modification.
Pour être précis, ils ont modifié l’article 16-10 en ajoutant la dernière ligne suivante : « Tout démarchage à caractère publicitaire portant sur l’examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles d’une personne est interdit ».
Les députés et sénateurs ont visé toutes les sociétés souhaitant faire de la publicité pour tous les tests ADN, dont les tests ADN à des fins de généalogie. Oui, cette modification de la loi vise directement MyHeritage et toute autre société de même type.
Nous sommes restés figés dans le temps, avec vingt ans de retard sur les autres pays.
Quelles conséquences pour les Français ?
Lorsque l’on rame à contre courant de l’Histoire, on risque le naufrage voire de disparaître.
Suite à la loi de bioéthique, les deux sociétés françaises de généalogie, qui avaient demandé l’encadrement des tests ADN aujourd’hui indispensables en généalogie, ont été rachetées : Filae par MyHeritage en juin 2021 et Geneanet par AncestryDNA en août 2021.
La généalogie, c’est l’Histoire des populations du monde et de la France. Cette Histoire est désormais la propriété de sociétés étrangères.
Certains « Yaka » diront qu’il n’y a qu’à refaire les bases de données généalogiques. C’est si simple, à les entendre parler.
C’est ignorer et mépriser le travail réalisé depuis vingt ans par les deux sociétés anciennement françaises.
Car si c’était si simple, facile et rapide, c’est ce qu’auraient fait les sociétés Ancestry et MyHeritage plutôt que de racheter très cher les sociétés françaises existantes…
Fin décembre 2023, Geneanet cessait son offre gratuite de comparaison de tests ADN. Ayant été rachetés par Ancestry DNA, le leader des tests ADN dans le monde avec plus de 26 millions de profils, il était inévitable qu’une rationalisation des moyens interrompent ce service en doublon avec Ancestry. Depuis, Ancestry a modifié ses conditions générales avec la possibilité de transférer ses données génétiques d’un autre laboratoire pour comparaison, comme sa filiale Geneanet le faisait.
La police française utilise les services des laboratoires de généalogie génétique interdits en France
Notons l’hypocrisie ultime du système puisqu’en mai 2023, on apprenait par une émission de télévision que la police française avait utilisé un laboratoire de généalogie génétique pour identifier un criminel, à partir de l’échantillon d’ADN conservé dans son fichier…
Donc, la police française a utilisé un service interdit en France et des pratiques interdites en France dans le FNAEG !
Les policiers ont le droit en France de rechercher uniquement les collatéraux directs : parents, fratrie, descendants. Si on fait le calcul, avec près de 5 millions d’individus fichés dans le FNAEG, dont l’ADN peut être conservé 25 à 40 ans, la police peut identifier sans demander aucune autorisation ses parents, ses frères et soeurs et ses enfants. Si on part sur une moyenne de deux enfants, 1 frère ou soeur et les deux parents, c’est 5 millions de fichés X 5 membres de leur famille soit 25 millions de fichés potentiellement en France.
Près de la moitié de la population est fichée, dont la majorité sans le savoir et sans pouvoir agir sur la suppression des données génétiques.
Avec le laboratoire de généalogie génétique, la police a cherché les cousins au 2e, 3e degré voire plus lointains, ceux que la police n’a pas le droit de rechercher dans sa base de données. Encore heureux, car là, ce serait la totalité de la population française et une bonne partie de la population européenne et mondiale, via les mariages et les descendants, qui seraient fichés sans le savoir…
Pour mémoire, toute personne ayant fait un test ADN à des fins de généalogie dans les préférences indique si il/elle accepte ou pas que ses données génétiques soient utilisées à cette fin de recherche policière.
Car le seul propriétaire de vos données génétiques et de l’utilisation qui peut en être faites, c’est vous !
Donc, si vous avez fait un test ADN à des fins de généalogie dans un laboratoire étranger, il vous appartient de vérifier les préférences et de décocher l’autorisation donnée à la police. Cela correspond à la case « Law enforcement ».
A ce jour, FamilyTree DNA collabore avec la police. Les autres laboratoires s’y refusent. La police française aurait utilisé les services d’une base de données gratuite, que je déconseille depuis une faille de sécurité, nommée Gedmatch et dont le fonds de commerce consiste à collaborer avec les forces de police en vendant cher l’accès à leur base de donnée.
Et il convient de rappeler que tous les pays disposent de régulateurs et vérificateurs de l’utilisation de ces données : en France, il s’agit de la CNIL, bien connue pour régulièrement infliger des amendes conséquentes à des entreprises. Les pays des laboratoires de généalogie génétique disposent des mêmes organismes de contrôle et de vérification ainsi que tous les pays de l’Union européenne où lesdites tests ADN à des fins de généalogie sont autorisés.
Fin de la livraison en 2023
Quand les sociétés ont annoncé la fin des livraisons en France, les intervenants ont essayé d’obtenir des réponses sur les raisons de cet arrêt. Sans aucun succès, lesdites sociétés ont opposé un silence pour ne pas dire une omerta. C’était un non sujet à aborder.
Il faut le dire, si pour nous généalogistes français, c’est la stupeur ! Mais l’humilité s’impose. Nous, Français, comptons peu dans le monde…
Les laboratoires disposent du marché mondial pour se développer…

Liste des pays où FamilyTree DNA ne livre pas de test ADN à des fins de généalogie en raison de la législation nationale. Liste à jour, février 2024.
Je le vois sur MyHeritage qui s’est recentré sur le reste de l’Europe. Je vois de nouveaux français s’étant fait testés, du côté de ma mère, et je vois surtout tous les autres européens dont les européens des pays de l’Est, du côté de mon père. Les laboratoires ont mis les moyens publicitaires sur ces pays.
Alors, qu’est-ce qui a changé entre 2021et 2023 pour que les laboratoires de généalogie génétique arrêtent leur livraison en France ?
Les députés et sénateurs ont menacé lesdites sociétés de représailles judiciaires si elles faisaient de la publicité pour lesdits tests ADN et d’amendes conséquentes qui elles seront appliquées (contrairement aux amendes contre les généalogistes). Ils voulaient envoyer un message fort. Ils ont réussi.
Car MyHeritage et Ancestry, qui n’avaient pas de présence juridiques en France, en devenant les propriétaires de sociétés françaises en 2021, après cette modification législative, sont devenus directement assujettis à la loi française via leurs filiales. Et ça, ça change considérablement la donne !
De là à imaginer que des courriers ont été envoyés pour le signaler bien officiellement auxdites sociétés ? Ce ne sont que des suppositions…
Ensuite, effet boule de neige, MyHeritage arrête d’envoyer des tests ADN, les autres sociétés font de même.
Pourquoi risquer des ennuis juridiques et financiers avec la France quand le reste du monde, autorise les tests ADN à des fins de généalogie ?
Le reste du monde, sauf la France, l’Iran et la Corée du Nord…
Quelles conséquences pour les généalogistes français ?
Vous avez déjà fait un test ADN ? Rien ne change, vous avez toujours accès aux résultats de vos tests ADN.
Vous êtes français, vous vivez à l’étranger ou y allez en vacances, vous avez le droit de faire un test ADN.
Vous souhaitez faire un test ADN et le recevoir à votre domicile en France, vous pouvez très facilement le faire. Je vous l’explique dans mon article : Comment recevoir un test ADN en France.
Vous avez la démonstration de ce que le sénateur Olivier Henno avait expliqué, il est impossible d’interdire les tests ADN à des fins de généalogie en France.
Questions les plus fréquentes
Pourquoi ne peut-on plus recevoir de test ADN en France ?
Depuis 2023, les laboratoires ont suspendu la livraison en France pour éviter des litiges juridiques. La loi n’a pourtant pas changé depuis 1994, mais les pressions politiques se sont accrues.
La loi française interdit-elle les tests ADN à des fins de généalogie ?
Non. La loi de 1994 encadre les tests médicaux, judiciaires ou scientifiques, mais ne mentionne pas les tests généalogiques créés après cette date.
Risque-t-on une amende en commandant un test ADN ?
La loi prévoit une amende de 3 750 €, mais en pratique aucun utilisateur n’a été sanctionné pour un test de généalogie fait à l’étranger ou livré par un tiers.
Peut-on recevoir un test ADN en France aujourd’hui ?
Oui, en passant par un service de réexpédition dans un pays autorisé ou en le faisant livrer chez un ami à l’étranger.
Et pour renvoyer son échantillon ?
Cela reste possible, la Poste française accepte les envois vers l’étranger. Il faut respecter les consignes de retour du laboratoire.
Pourquoi les laboratoires ont-ils cessé de livrer en France ?
À cause d’une pression politique accrue depuis 2021. Les sociétés ont été menacées d’amendes pour publicité interdite, surtout après avoir acquis des filiales françaises.
Peut-on encore utiliser les résultats d’un test ADN ?
Oui, les résultats restent consultables, exploitables, et les plateformes permettent toujours de contacter ses correspondances.
Les tests ADN à des fins généalogiques sont-ils utiles ?
Oui ! Ils permettent de valider des filiations, retrouver des branches oubliées, ou encore faire progresser l’histoire familiale.
La France qui reste encore dans les 10 derniers pays arriérés bien sûr!!!
Un test génétique me permettrait il de savoir si je suis née d’un inceste (ce qui est soupconné – grand-père maternel/mère).
Bonjour,
Effectivement, cela serait possible.
Il faut bien comprendre que cela ne peut s’effectuer que par comparaison du nombre de centimorgan’s attendu entre vous et vos parents les plus proches.
Pour cela, il faut donc que des membres proches de votre famille se fassent testés : votre mère, une tante, oncle.
Si vous comparez à rapport à votre mère, vous devriez avoir 50 % de son ADN. Vous aurez plus de 50 %. Mais surtout, et avant tout, vous aurez les mêmes segments d’ADN sur le chromosome hérité du père et celui hérité de la mère, ce que l’on retrouve dans les populations endogamiques. Il vous faudra transférer votre fichier de données brutes sur GEDMatch pour consulter les zones identiques. Les laboratoires traditionnels ne fournissent pas ce type d’analyse de l’ADN. Quoi qu’il en soit, je vous incite à vous faire suivre par un psychologue pour affronter cette épreuve et les résultats, quoi qu’ils soient. Sachez, malheureusement, que vous n’êtes pas seule. Une enquête IPSOS 2023 estime qu’environ 11 % des Français déclarent avoir été victimes d’inceste. Ces résultats sont sous-estimés, et les tests ADN pourraient malheureusement mettre à jour une réalité hélas bien supérieure. Cependant, les tests ADN ne sont que les révélateurs d’une situation, non la cause. Bon courage, bien cordialement, Nathalie
Merci pour votre bienveillance. Je suis suivie hebdomadairement par une psychologue.
J’ai pu voir que les différents laboratoires de tests adn pour la généalogie ne proposaient et testaient pas tous la même chose. Y en a t’il un que vous conseilleriez dans ce cas ?
Bonjour,
Tous les laboratoires se valent. J’aurai tendance à vous recommander cependant la vérification du chromosome X hérité de votre père et mère. MyHeritage effectue l’analyse, mais ne l’affiche pas. Cependant, en faisant le transfert sur GEDMatch, vous le verrez avec les correspondances. Donc, MyHeritage peut convenir avec cette configuration.
J’ai oublié de préciser : ma mère (tout comme mon grand père maternel) est décédée donc je ne peux pas faire de comparaison avec son adn. Par contre, je peux faire une comparaison avec celui de mon père pour vérifier s’il est bien mon père (il est disposé à faire ce test). De plus je me dis que s’il s’avérait que ce n’est pas le cas, les résultats du test me concernant me montreraient que j’ai plus de 50% de materiel génétique d’un même côté ce qui devrait suffire à prouver que mon père biologique est de la même famille que ma mère. Est-ce le cas ou devrais je alors faire faire un test à d’autres membres de la famille pour le savoir (soeur de ma mère par exemple) ?
Merci
La comparaison avec les autres membres connus de la famille, dont le lien familial est bien identifié, est effectivement essentiel. Tous les membres pouvant se faire testés vous apporteront une réponse immédiate, donc, oui, oui, oui, évidemment pour votre père, mais aussi pour votre tante maternelle. Bien cordialement, Nathalie
Bonjour,
Depuis quelques années a surgi l’hypothèse que ma vraie mère biologique serait la jeune soeur ME-L de ma mère déclarée F-L.
Plusieurs raisons concourent, mais ne sont pas des preuves: comment lever le doute, sachant que les parents sont décédés.
Je suis cadette d’une fratrie de 4: 3 filles, 1 garçon.
3 ans après ma naissance, La sœur ME-L a été mère d’une fratrie de 4: 3 filles, 1 garçon.
Est-ce que des tests adn avec ma fratrie et mes cousins germains pourraient apporter une certitude? Lesquels? Pouvez-vous m’éclairer?
Bonjour,
Vous êtes dans la bonne démarche : comparer votre ADN à celui de vos frères et soeurs officiels (en priorité). En effet, le laboratoire affichera immédiatement votre lien de parenté attendu : Frère et soeur, demi frère / soeur ou, dans votre cas, cousin germain. Le pourcentage d’ADN partagé dépend en effet de votre lien de parenté, c’est une moyenne avec des probabilités. N’importe quel laboratoire de généalogie génétique vous permettra d’afficher ce résultat en commandant deux tests. Par contre, vous devrez « contourner le système » pour vous faire livrer en France. La société EasyDNA située en Belgique vous propose un test de fraternité, plus cher, mais qui ne nécessite pas de livraison de kits en France. Ils vous indiqueront ce que vous devrez acheter en pharmacie et leur renvoyer pour analyse. Cordialement, Nathalie
Merci de votre réponse!
Cependant si mon hypothèse est vraie:
le lien avec mes 2 sœurs et 1 frère déclarés est plus fort que demi-frère / demi-sœur puisque les génomes des 2 mères déclarée et biologique peuvent être très proches ( meres=2 soeurs / même père): quelque chose entre demi-sœur et sœur.
–
Si on fait un test avec mes cousins : mères=2soeurs/ père de genome extérieur.
J’apparaitrais comme demi-soeur
Donc si l’hypothèse est vraie les liens de demi-fratrie avec ma famille déclarée seront plus serrés que les liens avec la famille de la mère biologique .
Si l’ hypothèse est fausse:
– pas grande différence pour ma famille déclarée avec des valeurs entre sœur et demi-sœur.
– Lien de cousin avec la famille de la soeur ME-L: Y a-t-il grande différence entre un lien de cousin est un lien de 1/2 fratrie?
Tout cela ne va-t-il pas nous jeter dans la confusion, avec des résultats ambigus, alors que je n’ai parlé à personne de cette possibilité? La pagaille et pas de résultat clair.
À moins qu’il n’y ait d’autres subtilités avec les chromosomes X etc.?
Cordialement
Je n’avais pas compris que vous soupçonnez un même père. Effectivement, cela change la donne.
1/considérations éthiques. 99% des enfants sont les enfants biologiques de leurs parents. Seuls 1% est concerné par un secret de famille. Je vous recommande, même si vous n’êtes pas sure de votre fait, de ne pas « piéger » vos frères et soeurs. Vous n’êtes pas obligée de leur révéler votre hypothèse précise, mais simplement évoquer des doutes suite à l’histoire familiale qu’un test ADN démentira peut-être / certainement car les humains mentent mais pas l’ADN.
2/Dans le cas évoqué, votre lien familial sera effectivement potentiellement plus ambigu, puisque le nombre de cm’s pourra varier entre demi soeur voire quasiment frères/soeurs même si vous êtes demis soeurs. J’espère etre claire, mais votre réponse me prouve que vous avez anticipé cette problématique. Vous seriez frères complet par le père et cousine germaine par la mère, en cumul, on peut s’approcher d’un lien familial d’un véritable frère/soeur. Tout dépend des différences génétiques entre votre mère et sa soeur, si l’événement non filiatif est avéré. Mais vous ne disposez pas de leur ADN pour comparaison.
3/il n’est pas sur que le chromosome X puisse distinguer entre les différents enfants puisque celui ci est potentiellement recombiné avec un héritage aussi aléatoire : recombinaison des deux, ou un seul de chaque chromosome entier.
4/dans votre cas, deux alternatives.
a/ faire deux tests, vous et un autre de vos frères et soeurs pour une première approximation : adn plus ou moins proche/éloigné de frère / soeur ou demi frère / soeur.
Vous pouvez vérifier les clusters pour voir du côté de la mère si vous en avez des très différents, ce qui peut être une indication. Mais ce ne sera pas suffisant pour une certitude, sauf si vous avez peu d’ADN commun. Mais vous ne le saurez qu’en faisant le test, et ça peut varier d’un frère/soeur à un autre.
b/ solution plus fiable et couteuse : faire tester tous les frères et soeurs, et si possible un oncle / tante de chaque côté : paternel et maternel à défaut des grands parents. Ensuite transférer le tout sur Gedmatch. Je ne recommmande pas en général cet outil, mais dans votre cas, ce sera le plus pertinent. Faire un phasing avec tous les kits pour distinguer le côté paternel du maternel. Là, vous devriez voir sur le côté paternel quasi « identique » mais maternel si vous vous rapprocher de frère/soeur ou demi frère / soeur. Pour Gedmatch, utilisez un email unique spécifique, et n’indiquez pas votre véritable identité.
J’espère avoir répondu à votre interrogation. Cordialement, Nathalie
le test ADN permettrait de prouver, entre autres, l’inceste et les ramifications avec les réseaux pédocriminels
Bonjour,
Je souhaite faire faire un test à ma maman qui a 80 ans, née de père inconnu.
Comment faire svp. Merci pour votre réponse.
Cordialement
Bonjour,
Vous effectuez la bonne démarche puisque votre mère a deux fois plus d’ADN que vous, et il sera plus facile d’identifier son géniteur ainsi. Pour commander et recevoir le test ADN, vous trouverez les informations sur Comment recevoir un test ADN en France. Cordialement, Nathalie
Merci pour votre article très clair.
Hé oui, c’est la France, toujours en retard sur ses voisins. N’oublions pas que les femmes turques ont eu le droit de vote avant les femmes françaises…
Quellf tristesse !
Le désespoir de mon père a été toute sa vie de ne pas savoir qui était son géniteur ! Il était né de père inconnu en 1926 et pour lui (décédé aujourd’hui) j’aimerais beaucoup faire une recherche. Serait-ce possible avec mon ADN ?
Bonjour,
Tout à fait. Vous avez hérité de la moitié de l’ADN de votre père, vous pouvez donc tout à fait utiliser les tests pour découvrir vos cousins génétiques du côté paternel.
Le problème c’est que la liberté n’est pas possible sans souveraineté, et que ceux qui sont aux commande font tout pour la détruire par divers procédés (on partage l’armée, on détruit les familles, on fait des différences selon la puissance ou la nature des individus, on se rend esclave en dépensant plus qu’on gagne), ça sent un effondrement logique, il y a tellement de choses allant contre la survie et l’epanouissement général.
Quelle honte d’interdire ce genre de tests, quelle honte d’interdire à un parent de savoir si un enfant est bien le sien sans l’approbation d’un juge, quelle honte de tout interdire. Je crois que je ne suis pas le seul à en avoir assez de toutes ces interdictions insensées qu’on vit au quotidien au vu de votre article.
On va légiférer sur ça ou les façons de rouler en velo, mais alors les vrais voyous ou ceux qui font des rodéos urbains, ça sa passe et l’amende n’est pas de 3000 balles, elle est de zéro.
C’est légitime de vouloir savoir d’où l’on vient où qui sont nos enfants, cousins, etc. Encore à la limite pour un enfant on peut le comprendre si jamais c’est utilisé comme arme dans un divorce, mais ppur connaître ses origines génétiques, le seul mal que ça peut faire c’est à nous-même dt c’est frustrant de ne pas savoir car il y a cette atteinte à notre liberté, quand bien même ça serait pour nous protéger.
Très bien , aussi Renaud on de vrai se poser la question, nos hommes politiques qui votent des lois stupides comme les tests adn ne se font-ils pas tester ?!
Plusieurs facteurs rentrent en compte :
1- Historique: connaissez vous un pays aussi centralisateur en Europe ? Surtout que le Bon Gaulois s est transformé en Franc parce qu un Chasseur Cueilleur germanisé parlant le proto Moselan et non le Franc Salien a pris un coup de goupillon
2- Politique : Lorsque prône la déconstruction Familiale …on n à pas envie que les gens sachent la vérité sur eux même …et leur famille suite à 14-18 …la bourse aux enfants de 1872 à 1974 …le vol d enfant Malgache et Reunionais…le Bobidom et d autres joyeuseries Ripoux Blicaines…
3- Medicale: si l on venait à vous dire que la Bipolarité n est qu une forme de Schizophrénie qui touche 1 femme sur 2 du chromosome x H1 et H3 …H1 ou H3 représentant 45% des femmes en France …on verrait le pays sous un autre angle ( Travaux d Ariel Advisi…Nicolas Ganz et du Français Raoul Belzeau)
Il y a 2 révolutions l Adn et l IA…et comme diraient les Siciliens » une fois que tu es né…tu ne peux plus te cacher »
Y=R-BY39095
X= H18 +73
Bonjour, juste incroyable comme beaucoup d’interdictions mais aussi parfois d’autorisations dans ce pays.
Je suis français mais je vis dans un autre pays de la communauté européenne. Pour être précis, je souhaite avec leur accord faire un tes à chacun de mes parents avec leur consentement bien entendu. Pensez vous que cela soit possible ?
Merci
J’ai déjà fait des test ADN pour mes enfants, et moi, et ce pour des raison généalogiques, car j’ai pu ainsi, grâce aux Matchs, compléter mon arbre généalogique, et le renseigner plus précisément. Dont, parmi les découvertes, une arrière grand-mère d’origine italienne, adoptée en France, dans sa petite enfance.
L’ensemble est une très belle chose à laisser à sa descendance, et à communiquer à tous les membres de la famille qui le désirent, et, ils sont nombreux parmi toutes les différentes branches familiales, à réclamer cet arbre généalogique.
Comme l’écrit zaza où est l’égalité la liberté en France !
Comme l’Iran, la Corée du Nord qui interdisent aussi un test ADN.
La France est sur bien des plans restrictif comme par exemple le droit de choisir sa fin de vie et de mourir dans la dignité alors que de nombreux pays Européens comme le Luxembourg, la Belgique ont légiféré
Merci infiniment pour tous vos renseignements très utiles.
OUF! j’ai eu une chance inouïe. Français de l’étranger, j’ai fait le test en espérant trouver le chainon manquant lié à une arrière grand mère qui a eu un fils illégitime.
Par chance, une cousine avait déjà fait le test et m’a permis d’avancer.
Mais autant je peux retrouver des centaines de cousins aux USA, autant je suis démuni sur les résidents français.
Messieurs les députés, au travail!
Je viens d’avaoir le problème !
Grace à Myheritage j’ai réussi à retrouver les origines de ma mère abandonnée à sa naissance en 1935.
J’ai voulu commander deux autres kits pour élargir et améliorer notre arbre généalogique, impossible !!!
Mais MERD3, ou est la liberté ?????????????????
La Frilosité des politiques français esg indéniables
Et On a quand même une Devise qui dit
Liberté, Egalité, Fraternité
Ou est t’elle la Liberté